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Ryuk : un opérateur condamné à deux ans de prison aux États-Unis

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Karen Vardanyan, ressortissant arménien de 35 ans, a été condamné aux États-Unis à 24 mois de prison fédérale pour sa participation à une série d’attaques utilisant le ransomware Ryuk. La peine comprend également trois années de liberté surveillée et 1 219 106 dollars de restitution aux victimes.

Extradé d’Ukraine vers les États-Unis en 2025, Vardanyan avait plaidé coupable le 8 juillet 2026 de complot et de fraude informatique. Les faits retenus couvrent une période allant de mars 2019 à juin 2020.

Plus d’un million de dollars extorqués

Selon le ministère américain de la Justice, Vardanyan utilisait notamment les pseudonymes Maneeken et Karl Lagerfeld. Il a participé au déploiement de Ryuk contre des entreprises, des écoles et d’autres organisations, puis à l’extorsion des victimes.

Les procureurs lui attribuent personnellement plus d’un million de dollars extorqués. Des documents judiciaires cités par The Record associent plus largement la conspiration à plus de 2 400 attaques dans le monde. Le groupe aurait reçu au moins 15 millions de dollars de rançons au fil des années.

Ryuk a fortement ciblé les services essentiels

Détecté pour la première fois en 2018, Ryuk s’est fait connaître par ses attaques contre les collectivités, entreprises et établissements de santé. En 2020, les autorités américaines avaient alerté sur une campagne visant particulièrement les hôpitaux pendant la pandémie.

La chaîne hospitalière Universal Health Services avait notamment estimé à 67 millions de dollars les conséquences d’une attaque Ryuk. Au-delà du chiffrement, les incidents perturbaient les communications et limitaient l’accès aux données nécessaires aux opérations.

Une enquête internationale

L’arrestation et l’extradition ont nécessité la coopération des autorités ukrainiennes et du Bureau des affaires internationales du département de la Justice. Plusieurs autres personnes liées à Ryuk ont été identifiées ou arrêtées ces dernières années.

  • conserver des sauvegardes isolées et tester leur restauration ;
  • séparer les comptes privilégiés des usages quotidiens ;
  • surveiller les outils d’administration et les mouvements latéraux ;
  • désactiver les accès distants inutiles ;
  • préparer la coordination juridique et internationale avant une crise.

La justice agit longtemps après les attaques

La condamnation intervient plusieurs années après les faits, ce qui illustre la durée des enquêtes sur les écosystèmes de ransomware. Les paiements en cryptomonnaie, les infrastructures réparties et la spécialisation des rôles compliquent l’attribution.

Elle montre néanmoins que l’arrestation reste possible lorsque les preuves techniques, financières et judiciaires sont consolidées entre plusieurs pays.


Sources

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