Le Nigeria et l’Angola figurent parmi les pays africains les plus touchés par une récente explosion des cyberattaques, selon un rapport publié par Check Point Software Technologies. Les chiffres montrent une pression croissante sur les organisations publiques et privées, dans un contexte de digitalisation rapide du continent.
Le Nigeria arrive en tête avec 4 090 attaques par organisation et par semaine, suivi de près par l’Angola avec 3 677 attaques hebdomadaires. D’autres pays comme le Kenya et l’Afrique du Sud sont également fortement exposés.
Une hausse inquiétante des menaces numériques
Cette tendance confirme que l’Afrique devient une cible stratégique pour les cybercriminels. Plusieurs facteurs expliquent cette hausse :
- accélération de la transformation digitale
- augmentation du télétravail et du cloud
- manque de maturité cyber dans certaines organisations
- faible sensibilisation des utilisateurs
Les entreprises et administrations africaines deviennent ainsi des cibles attractives pour les groupes criminels internationaux.
Les secteurs les plus ciblés
Les attaquants visent principalement :
- services financiers
- administrations publiques
- biens de consommation
- télécommunications
- infrastructures critiques
Ces secteurs concentrent des données sensibles, des flux financiers importants et des services essentiels, ce qui augmente leur valeur pour les cybercriminels.
L’intelligence artificielle amplifie les risques
Le rapport souligne également un risque croissant lié à l’utilisation massive des outils d’intelligence artificielle générative en entreprise.
Sans gouvernance claire, ces usages peuvent entraîner :
- fuite de données confidentielles
- exposition involontaire d’informations internes
- automatisation des campagnes de phishing
- usurpation d’identité plus crédible
L’IA devient donc à la fois un outil de productivité et un nouveau vecteur de risque cyber.
Un défi majeur pour la cybersécurité africaine
Pour le Nigeria et l’Angola, cette situation montre l’urgence de renforcer :
- les centres nationaux de réponse aux incidents
- la formation des talents cyber
- la réglementation sur la protection des données
- les investissements en cybersécurité
L’enjeu dépasse la technique : il s’agit aussi de protéger la croissance économique numérique du continent.
Comment les organisations doivent réagir
Face à cette montée des menaces, les experts recommandent :
- déployer l’authentification multifacteur
- segmenter les réseaux critiques
- former les employés contre le phishing
- surveiller les accès cloud et SaaS
- mettre en place un plan de réponse aux incidents
Source : afriqueitnews.com


