Les appels téléphoniques, SMS, WhatsApp et réseaux sociaux servent à voler des milliards de rands aux Sud-Africains. Selon l’étude 2026 de Yazi, les pertes dues à la fraude ont atteint 2,4 milliards de rands en 2025, alors que plus de 80 % des personnes interrogées en Afrique du Sud et au Royaume-Uni déclarent avoir subi une tentative.
L’appel téléphonique reste le premier canal
En Afrique du Sud, 35 % des répondants ont signalé un incident initié par un appel. Les fraudeurs se présentent comme une banque, une administration ou une entreprise connue. Leur voix, leur empathie et leur capacité à répondre immédiatement aux doutes rendent l’usurpation convaincante.
WhatsApp favorise les arnaques longues
Les SMS représentent 19 % des contacts frauduleux, WhatsApp et les réseaux sociaux 15 %, et l’e-mail 12 %. Sur WhatsApp, les criminels prennent parfois plusieurs jours ou semaines pour construire une relation de confiance autour d’un faux investissement, emploi ou prix.
Près de 45 % des incidents sud-africains commenceraient par une opportunité de gagner de l’argent. Dans 43 % des cas ayant causé une perte, la manipulation se déroule lentement, ce qui réduit progressivement la méfiance.
Comment éviter le piège
- Raccrocher et rappeler la banque avec son numéro officiel.
- Ne jamais communiquer un code OTP ou un mot de passe.
- Vérifier les offres d’investissement auprès du régulateur.
- Refuser tout transfert destiné à débloquer un gain.
- Se méfier des petits paiements répétés vers un nouveau bénéficiaire.
Yazi recommande aux banques d’adapter leurs systèmes de détection : une fraude lente fondée sur plusieurs petits transferts peut être aussi dangereuse qu’une opération unique et urgente.


