Le gouvernement ougandais a officiellement présenté le National Information Security Framework (NISF) 2026, un nouveau cadre national destiné à renforcer la cybersécurité des institutions publiques et à améliorer la protection des infrastructures critiques du pays.
L’annonce a été faite par la ministre des Technologies de l’Information, de la Communication et de l’Orientation nationale, Justine Kasule Lumumba, lors du lancement officiel du document. Les informations officielles sont disponibles sur le site du Ministry of ICT & National Guidance : https://ict.go.ug/ .
Un cadre modernisé pour les institutions publiques
Le NISF 2026 fournit aux administrations publiques des orientations pratiques, des outils d’évaluation de la cybersécurité et des exigences minimales de sécurité afin d’améliorer leur niveau de protection face aux menaces numériques.
Selon le ministère, ce nouveau cadre doit permettre aux organisations publiques de mieux identifier leurs vulnérabilités, d’évaluer leur niveau de maturité en cybersécurité et de mettre en œuvre des mesures de protection adaptées aux risques actuels.
Cette approche s’inscrit dans les recommandations internationales en matière de gouvernance de la cybersécurité, notamment celles du National Institute of Standards and Technology (NIST), dont le cadre de référence est consultable sur https://www.nist.gov/cyberframework .
La cybersécurité comme enjeu de sécurité nationale
Lors de son intervention, la ministre a souligné que la sécurité de l’information ne se limite plus aux aspects techniques.
Elle a rappelé qu’elle constitue désormais un enjeu directement lié :
- à la sécurité nationale ;
- au développement économique ;
- à la continuité des services publics ;
- et à la confiance des citoyens dans les services numériques.
Cette vision rejoint celle de nombreux États africains qui considèrent désormais la cybersécurité comme un pilier stratégique de leur transformation numérique.
Renforcer la protection des infrastructures critiques
Le nouveau cadre prévoit également des mesures spécifiques pour renforcer la protection des infrastructures critiques et des actifs numériques nationaux.
Les organisations devront notamment :
- évaluer régulièrement leur exposition aux risques cyber ;
- identifier les faiblesses de leurs systèmes d’information ;
- améliorer leurs capacités de détection et de réponse aux incidents ;
- mettre en place des plans de continuité d’activité ;
- et renforcer la résilience de leurs infrastructures essentielles.
Les bonnes pratiques publiées par l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) mettent également l’accent sur l’importance de la gestion des risques et de la résilience des infrastructures critiques : https://www.enisa.europa.eu/ .
Une montée en puissance de la stratégie cyber ougandaise
Avec le NISF 2026, l’Ouganda cherche à structurer davantage sa stratégie nationale de cybersécurité et à accompagner les administrations dans l’adoption de standards de sécurité plus homogènes.
Le cadre devrait également favoriser une meilleure coordination entre les organismes publics, les équipes techniques et les responsables de la gouvernance numérique.
Cette initiative intervient dans un contexte de transformation numérique accélérée en Afrique de l’Est, où les États renforcent progressivement leurs capacités de protection face à l’augmentation des cyberattaques visant les administrations, les opérateurs télécoms et les services essentiels.
Un pas supplémentaire vers la résilience numérique
Le lancement du National Information Security Framework 2026 marque une nouvelle étape dans la stratégie numérique de l’Ouganda.
En dotant les institutions publiques d’outils d’évaluation, d’exigences minimales de sécurité et d’un cadre de gouvernance actualisé, le pays entend améliorer sa résilience face aux menaces cyber et renforcer la confiance dans ses services numériques. Ce nouveau dispositif pourrait également servir de base à de futures initiatives régionales de coopération en matière de cybersécurité en Afrique de l’Est.


