Noms de hackers qui font trembler des États expliqués : comment les groupes APT sont désignés

Dans les médias spécialisés en cybersécurité, on rencontre souvent des noms étranges comme Fancy Bear ou Brass Typhoon pour désigner des groupes de hackers redoutés. Mais derrière ces appellations singulières se cache une réalité moins connue : ces noms ne proviennent pas des hackers eux-mêmes mais d’un besoin de la communauté de recherche pour pouvoir communiquer, référencer et analyser ces menaces de façon cohérente.

L’intitulé Advanced Persistent Threat (APT) est utilisé pour décrire des collectifs sophistiqués capables d’infiltrer des infrastructures critiques pendant des mois, voire des années, sans être détectés. Ces APT agissent souvent au nom d’un État ou d’un service de renseignement pour mener des opérations d’espionnage ou des campagnes de sabotage numérique.

La dénomination donnée à un groupe par les chercheurs n’est pas arbitraire. Par exemple, la société CrowdStrike a popularisé une approche consistant à associer un animal à un qualificatif. L’animal suggère l’origine géographique supposée du groupe (Bear pour la Russie, Panda pour la Chine, Kitten pour l’Iran) tandis que l’adjectif sert à distinguer plusieurs collectifs présumés issus d’une même région (Fancy Bear, Cozy Bear). Cette méthode vise à créer un langage commun entre analystes, chercheurs et décideurs pour suivre l’évolution des attaques et des tactiques utilisées.

Cette pratique de nommage répond à une nécessité fondamentale : cartographier un paysage de menaces en constante évolution. Sans un cadre de référence, les discussions sur les campagnes sophistiquées, les techniques d’infiltration ou les outils utilisés seraient beaucoup plus difficiles à partager et à documenter. L’attribution de noms permet de lier des incidents apparemment isolés, d’établir des campagnes globales et de mieux comprendre comment les adversaires opèrent.

Cependant, il faut savoir que ces noms ne sont pas officiels et ne reflètent pas nécessairement l’identité réelle des acteurs. Les groupes eux-mêmes ne choisissent pas ces appellations. L’objectif principal reste de faciliter la communication entre chercheurs, entreprises et institutions pour mieux anticiper, détecter et contrer les attaques.

Source : numerama.com

Et vous, quel nom de groupe d’hacker connaissez-vous ? Et quel numéro ATP lui est attribué ?

0 commentaires pour cet article

Soyez le premier à commenter cet article !

Votre adresse email ne sera pas publiée.

0 commentaire