Selon l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), le 9 décembre 2025, Ibrahim Kalil Konaté, ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, a effectué une visite d’inspection sur le chantier du futur data center national à Grand Bassam. Il a annoncé que l’avancement des travaux dépasse désormais 20 %. Ce projet, financé à hauteur de 42,361 milliards FCFA, devrait être entièrement opérationnel d’ici fin 2026.
Selon les autorités, ce centre a pour objectif d’assurer l’hébergement sécurisé des données publiques et de renforcer la souveraineté numérique du pays. Il doit permettre au gouvernement de disposer d’une infrastructure moderne, fiable et située sur le territoire national pour protéger les informations essentielles liées aux services publics, aux institutions et aux citoyens.
Enjeux liés à la cybersécurité et à la souveraineté numérique
La création d’un data center national répond à des enjeux stratégiques importants pour la Côte d’Ivoire.
Héberger les données sur le territoire permet de limiter la dépendance à des infrastructures situées à l’étranger et réduit les risques de fuite, d’ingérence ou de manipulation. Cela favorise également un meilleur contrôle de la confidentialité et de la conformité des données, en particulier celles des administrations publiques.
Ce futur centre offrira une sécurité physique et logique renforcée, notamment grâce à la redondance énergétique, aux systèmes de protection contre les cyberattaques, aux mécanismes de contrôle d’accès, au chiffrement des données et aux audits continus. Il servira aussi de socle technologique pour accompagner la transformation numérique du pays, notamment le développement de services publics en ligne, de plateformes numériques souveraines et d’outils d’intelligence artificielle.
Une infrastructure qui servira de modèle pour la région
Avec ce projet, la Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique africaine visant à renforcer les capacités locales de traitement et de protection des données. Une telle infrastructure permettra non seulement d’améliorer les performances des services numériques nationaux, mais aussi d’attirer des investissements et de positionner le pays comme un acteur clé du numérique en Afrique de l’Ouest.
Ce data center pourrait devenir un exemple régional en matière d’infrastructures numériques sécurisées et contribuer à une meilleure autonomie technologique du continent. Il est nécessaire de reconnaître les actions positives de la Côte d’Ivoire, mais il est tout aussi important de noter que plusieurs autres États de la sous-région démontrent une dynamique et un niveau d’avancement supérieur sur ce plan. C’est le cas du Nigéria.


